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Michel Cavargini - W454

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L'étrange stratégie de Marine Le Pen

Hier soir, nous avons pu assister à un nouveau type de confrontation politique entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Invitée de l'émission 'Des paroles et des actes", la candidate du Front National a refusé de débattre avec son concurrent du Front de Gauche. Annoncée depuis plusieurs jours, sa position n'a pas surpris celles et ceux qui suivent l'évolution de la campagne présidentielle et s'intéresse à l'actualité politique.

Ce refus du débat était pour elle une façon de répliquer à Jean-Luc Mélenchon dont les insultes à son encontre sont, il est vrai, tout à fait inacceptables, insupportables et indignes d'un candidat à Présidence de la République ("chauve-souris", "semi-démente", "folle", "dérangée mentale, etc.).

Par ailleurs, nous avons pu assister à un débat de bonne facture et de très bonne tenue entre Marine Le Pen et Henri Gaino quelques minutes plus tôt au cours de cette même émission, ce qui prouve qu'on l'on peut  combattre le Front National et exprimer des désaccords très fermes avec sa candidate tout en étant poli, respectueux et en argumentant intelligemment. Tout le contraire d'un Jean-Luc Mélenchon, en somme.
 
Pour en revenir au vrai faux débat, j'ai été très étonné de la posture de Marine Le Pen. Qu'elle refuse le débat, je peux la comprendre. Mais elle n'a pas eu la bonne attitude. Soit ses conseillers sont mauvais, soit (comme souvent avec les hommes -ou les femmes- politiques), elle n'en a fait qu'à sa tête.

En effet, elle aurait dû quitter le plateau après le long monologue de 10 minutes qu'elle a eu le temps de déclamer de façon d'ailleurs très intelligente. Elle aurait ainsi pu expliquer les raisons de son refus de débattre avec son interlocuteur du soir et finalement (ce qu'elle a fait plus tard et donc trop tardivement) demander à Jean-Luc Mélenchon de bien vouloir présenter ses excuses ce qu'il aurait refusé et ce qui aurait dû à ce moment là la conduire à se lever pour revenir à la fin de la séquence. En l'occurrence, la stratégie de la chaise vide aurait été la meilleure. Elle a raté son coup d'éclat.
 
En restant et en se montrant légèrement hautaine, voire elle-même mal à l'aise, je ne suis pas certain qu'elle ait choisi la meilleure stratégie face à un adversaire qui reprend à son compte les méthodes du Front National de Jean-Marie Le Pen quand ce dernier était le premier à invectiver et à se montrer agressif à l'encontre de ses concurrents politiques.
 
En revanche, et c'est la raison pour laquelle je pense finalement que cette séquence sera davantage profitable à Marine Le Pen qu'à Jean-Luc Mélenchon, je comprends encore moins comment celui-ci n'a pas profité de cette tribune qui lui était offerte pour dénoncer plus fortement que cela le programme du FN. En se contentant de parler de l'IGV et du salaire parental, je ne crois pas qu'il ait touché grand monde et démontré qu'il était le candidat des ouvriers, des démunis et des "oubliés" de cette campagne. De plus, il est resté dans son rôle du "grand méchant loup" qui peut plaire à ses militants mais qui déplait au plus grand nombre.
 
Au final, voilà un spectacle médiatique qui restera sans doute dans les annales et les mémoires mais qui n'aura pas fait progresser le niveau politique dans notre pays.
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#Posté le vendredi 24 février 2012 11:10

Modifié le vendredi 24 février 2012 11:34

Un danger sournois

On nous parle de convergence budgétaire, de gouvernement économique commun. On nous parle aussi de souveraineté partagée ou encore d'intégration et de fédéralisme.
 
Alors que l'Europe connaît sa plus grave crise depuis des décennies, alors que la construction menée à marche forcée par nos élites a abouti à la catastrophe que nous subissons aujourd'hui, ces mêmes élites nous proposent encore plus d'Europe alors que c'est là, la clé de leur échec.
 
En fait, la question européenne est mal posée. Il ne s'agit pas de faire plus d'Europe ou moins d'Europe. Il s'agit de faire une Europe différente. Une Europe qui ne préfigure pas la disparition des nations, une Europe qui permettrait à chacune d'entre elles de conserver sa souveraineté pleine et entière dans tous les domaines, une Europe qui encourage les projets multilatéraux dans le domaine industriel à l'instar de ce qu'ont pu être Ariane et Airbus (qui n'ont pas attendu Maastricht, une monnaie unique ou une Constitution européenne pour voir le jour !) ou encore dans les domaines de la recherche, des transports ou de l'environnement.
 
Bref, une Europe des nations et des peuples comme l'appelait de ses v½ux le Général De Gaulle et non une Europe fédérale des élites.
 
Il faut que tout le monde prenne bien conscience que si nous continuons dans la voie tracée aujourd'hui par celles et ceux qui sont aux commandes au sein de l'Union Européenne, non seulement les problèmes ne seront pas résolus mais, pire encore, ceux qui se feront élire dans leur pays n'auront en fait aucune marge de man½uvre pour défendre leur peuple et leur intérêt national.
 
On le voit bien déjà aujourd'hui : quelles que soient les décisions prises, elles le sont à l'aune des directives émanant de la Commission Européenne et sous l'½il sévère de l'Allemagne qui tient les cordons de la bourse.
 
Il faut retrouver notre indépendance nationale !
 
Mettons un terme à ce processus suicidaire avant qu'il ne soit trop tard. Reprenons notre destin en mains. Le danger n'est certes pas militaire. Aucune armée ne pointe ses armes sur Paris. Notre pays ne risque pas l'invasion. Tout cela est plus sournois et donc peut-être encore plus dangereux car moins visible. Il faut que le peuple de France soit lucide face à ce danger. Bientôt il sera peut-être trop tard.
 
 
 
 
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#Posté le vendredi 02 décembre 2011 02:22

Modifié le vendredi 02 décembre 2011 13:51

La question du nucléaire

La question du nucléaire, depuis qu'elle se pose, a toujours été une question sensible. Qu'il s'agisse de parler de nucléaire civil ou militaire, elle porte en elle cette préoccupation majeure d'un anéantissement possible de notre planète. En ayant apprivoisé cette technologie, l'homme est en effet la première espèce à pouvoir être à l'origine, pour la première fois depuis l'apparition de la vie sur Terre, d'un tel chaos.
 
L'équilibre de la terreur qui prévaut depuis que les Etats-Unis et l'URSS ont commencé leur course à l'armement avant de suspendre la prolifération des têtes nucléaires a sans doute permis d'éviter un drame : chaque puissance pouvant répondre aussi massivement que l'autre à une attaque atomique.
D'autres pays ont décidé ces quarante dernières années de se doter de la "Bombe", au premier rang desquels la France qui en a alors fait le symbole de son indépendance militaire vis à vis de ses alliés américains. Bien sûr, ceux-ci, comme les Russes aujourd'hui, disposent d'un nombre bien plus important de têtes nucléaires que nous n'en disposerons jamais ; mais peu importe : ce que nous avons suffit largement à dissuader qui que ce soit (Etats-Unis et Russie compris) de nous attaquer. Cet équililbre peut évidemment être un jour rompu par un fou furieux mais il n'est pas neutre de souligner que depuis 1945, jamais cette arme n'a été utilisée, même lors de la guerre du Viet-Nam quand certains hauts stratèges américains poussaient dans ce sens.
 
Il en va autrement du nucléaire civil qui comporte des risques certains pour la population mais qui a permis ces dernières décennies de décupler l'offre énergétique pour répondre  à une demande de plus en plus grande en la matière.
 
Personne ne peut nier les risques. Cette prise de conscience n'est pas réservée à une petite minorité d'écolos drapés de vert pour mieux faire passer leur message d'extrême gauche.
 
Cependant, il faut être parfaitement objectif : très peu d'incidents graves ont eu lieu depuis les années 60 dans les centrales nucléaires de production d'électricité. On connaît tous le terrible incident de Tchernobyl en 1986, un peu moins peut-être celui de Three Mile Island en 1979 et on a tous en mémoire celui de Fukushima en 2010. Ce dernier incident majeur en date a suscité une vague d'émotion aussi importante que la vague du tsunami qui en est à l'origine. Car il faut bien rappeler qu'à la base, ce n'est pas un incident technique qui est la cause de ce drame mais bel et bien un phénomène naturel !
 
Ceci étant posé, je répète que les risques existent bel et bien. Et c'est la raison pour laquelle il faut envisager de sortir du nucléaire à terme. Mais il faudra en sortir intelligemment et en étant certain de substituer à cette énergie des énergies nouvelles capables de nous garantir le même niveau de confort au même coût.
 
Cela n'est aujourd'hui pas le cas alors que 75% de l'électricité produite en France est d'origine nucléaire, 18% provenant de l'hydraulique et le reste d'énergies renouvelables (photovoltaique, éoliennes, etc.). Il est impensable de décréter comme le font les écologistes que la France doit renoncer en quelques années à son industrie nucléaire. Ceci est proprement suicidaire !
 
En restant ambigu sur cette question et en négociant avec les Verts un accord pour les élections législatives, le Parti Socialiste s'est décrédibilisé ! En proposant de fermer 24 réacteurs et de cesser tout investissement dans cette filière, le PS et les Verts ont choisi de rompre avec l'idée même d'indépendance énergétique pour la France.
 
Il faut envisager la sortie du nucléaire mais il faut pour cela mettre les moyens nécessaires à la recherche fondamentale dans l'optique de trouver l'énergie qui pourra le remplacer. Elle n'existe pas encore. En attendant, il faut poursuivre les investissements pour sécuriser les centrales et l'Etat doit même reprendre la main et le contrôle sur cette filière. Il s'agit là d'une trop grande responsabilité laissée à une société privée comme Areva dans laquelle la part directe de l'Etat n'est même pas de 10%. Ce secteur d'activité est trop stratégique pour notre pays pour l'abandonner de la sorte. Si l'Etat ne doit pas s'occuper de tout, il doit redevenir un Etat stratège qui n'est pas un Etat tout puissant et tentaculaire comme l'ont connu les pays du bloc soviétique ou les régimes totalitaires mais qui n'est pas non plus un Etat simple spectateur impuissant comme celui que nous voyons se développer sous nos yeux chaque jour un peu plus.
 
Comme sur bien d'autres sujets, il s'agit là d'une question d'indépendance à l'égard des autres puissances de ce monde et c'est depuis que je suis en âge de raisonner et de m'intéresser à la chose publique tout le sens de mon engagement citoyen et de ma réflexion politique.
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#Posté le jeudi 01 décembre 2011 04:10

Non au Droit de vote des étrangers

Depuis peu, revient dans le débat politique la grande question du droit de vote des étrangers aux élections en France. Pour le moment, ne sont évoquées que les élections locales mais rien n'interdirait certains de franchir le pas pour proposer un jour le droit de vote des étrangers aux élections présidentielles ou législatives.
 
Cette proposition avait déjà été faite par François Mitterrand avant son élection de 1981 sans n'avoir jamais été mise en ½uvre durant le temps de ses deux septennats.
 
La Gauche française, toujours prompte à s'emparer de sujets sociétaux pour bobos plutôt que de s'intéresser aux problèmes sociaux et économiques, revient donc aujourd'hui avec cette vieille lune dans son programme.
 
De son côté, Nicolas Sarkozy, après avoir clairement dit et écrit qu'il y était favorable (!!), a changé d'avis sur la question. Comme il n'est quand même pas interdit de changer d'avis en politique, je ne comprends pas forcément qu'on lui fasse grief de ce revirement. Chacun d'entre nous évolue et même s'il est plutôt mieux d'avoir des convictions fortes tout au long de sa vie pour rester en cohérence avec soi-même, le fait de changer de position sur un tel sujet ne me semble pas être la pire des choses qui soit.
 
De mon côté, je ne comprends même pas que cela fasse débat.
 
Il est en effet aberrant que l'on puisse envisager d'accorder le droit de vote aux étrangers présents sur le sol national bien qu'il faille noter que les étrangers appartenant aux pays de l'Union Européenne possèdent ce droit depuis que certains se sont mis en tête de créer artificiellement une citoyenneté européenne.

Historiquement, philosophiquement, le droit de vote est lié au statut de citoyen. Prendre part au vote, choisir ses dirigeants, cela doit être l'apanage des citoyens et de personne d'autre. La République française est fondée sur cette conception-là de la citoyenneté, indissociable de la nationalité.
 
Que restera-t-il demain aux Français, qui les distinguerait alors des étrangers sur leur propre sol ?
 
Alors même que la priorité nationale au logement, aux allocations sociales, à l'emploi n'est pas en vigueur en France (je reviendrai sur cette idée souvent mal comprise), le droit de vote est le dernier droit qui permet à un Français de faire valoir sa condition de Français.
 
On me répond souvent qu'un étranger présent sur le territoire français, dans la même ville depuis 15 ou 20 ans, en règle, payant ses impôts, travaillant et cotisant en France, pourrait tout de même avoir le droit de voter aux élections municipales et de participer ainsi pleinement à la vie de sa cité.
 
Je réponds de façon très claire que cet étranger n'a qu'à demander à devenir Français. J'ai toujours été favorable aux naturalisations dès lors que celles et ceux qui veulent devenir Français le souhaitent par amour de notre pays, de notre histoire, de notre culture, de notre drapeau.
 
Et pour que tout soit d'une clarté absolue, je préfère un Français fier de l'être, musulman et d'origine nord-africaine à un étranger blanc et catholique. Il n'y a aucune distinction à faire entre Français quelles que soient leur couleur de peau, leur religion, leur origine. En revanche, il doit y avoir une vraie distinction entre Français et étrangers.
 
Notre Démocratie s'est bâtie sur l'idée de nation. République et Nation vont de pair ce que trop de politiques ou d'intellectuels oublient en croyant que parler de "nation" revient à se couper du monde, à détester les autres, à fabriquer la guerre. Il n'en est rien. Parler de "nation" c'est parler de République et de Démocratie. C'est parler de solidarité nationale. C'est parler de Liberté, d'Égalité, de Fraternité ! Car c'est au c½ur de la Nation que ces valeurs ont été conquises et au nom de la Nation qu'elles ont été exprimées. Et c'est en la laissant tomber qu'on les laisse aussi tomber dans les eaux troubles d'un mondialisme qui desserre les liens qui doivent normalement unir les citoyens d'un même pays.
 
C'est la raison pour laquelle, je ne suis pas et ne serai jamais favorable au droit de vote des étrangers en France qui dévaloriserait l'idée même de citoyenneté.
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#Posté le samedi 26 novembre 2011 01:46

En finir avec les marchés !

La crise. Encore et toujours cette crise qui n'en finit pas. Le mot a été prononcé des milliers de fois dans toutes les langues depuis des années maintenant. On n'entend parler que d'elle. La crise est là, tapie dans l'ombre de chaque décision politique prise aux quatre coins de l'Europe. Elle est la cause du chômage croissant dans tous les pays, de la dramatique baisse du pouvoir d'achat, de la précarité qui touche de plus en plus de jeunes et de retraités, des millions de pauvres qui désirent un toit où s'abriter et de quoi se nourrir correctement.
 
Mais que sait-on réellement de cette crise ? Pourquoi paraît-elle si difficile à juguler ? Pourquoi paraissons-nous si désemparés face à elle ? Pourquoi continuer les mêmes politiques depuis des années alors que ce sont justement ces politiques menées à droite comme à gauche qui nous font aller droit dans le mur ? Pourquoi nos chers gouvernants, des hommes et des femmes intelligents, cultivés, ayant une grande connaissance de tout cela, s'enferment-ils dans des schémas de pensée qui font mal à leurs peuples ?

Parce que cette crise fait aussi des heureux et continue d'enrichir ceux qui se gavent sur le dos des plus démunis, ceux qui détiennent les rênes de la finance internationale, ceux qui, d'un claquement de doigt dans leur bureau climatisé du cinquantième étage d'une tour dominant un monde devenu fou, décident du sort des salariés de telle ou telle entreprise dont ils possèdent les parts via un fond de pensions quelconque et anonyme qui ne rend jamais de compte à personne. Ceux-là, enfants monstrueux des marchés et d'un capitalisme financier qui a tué l'idée même de capitalisme, sont les véritables moteurs de la crise qui avilit les peuples et les nations.
 
Et donc, on décide de ne rien changer. Nos gouvernants ne font que prendre des mesures qui font plaisir à ces marchés pour les rassurer sur le court terme. En France comme ailleurs. La Grèce et l'Italie ont carrément vu ces marchés se substituer aux citoyens pour mettre en place des hommes issus de leur monde aux commandes. Papademos et Monti ne sont pas en place pour aider leurs peuples mais pour faire plaisir aux marchés ! En France, on se met à genoux devant les agences de notation pour sauvegarder un triple A qui n'a de valeur que celle qu'on veut bien lui donner.
 
En effet, la pensée unique relayée par les grands partis et par les médias bien pensants nous révèle que ce triple A doit à tout prix être préservé afin de permettre à la France d'emprunter sur les marchés à des taux abordables. Quelle escroquerie intellectuelle que celle-là !
 
Non seulement, malgré notre triple A, la France emprunte à des taux bien plus élevés que l'Allemagne ce qui revient à penser que ce triple A ne signifie plus grand chose.
 
Mais surtout, si nous devons emprunter à des taux, plus ou moins forts, c'est uniquement parce que nous le voulons bien. Il existe une solution très facile à mettre en ½uvre. Tout le monde connaît cette solution mais comme elle va à l'encontre non seulement de l'idéologie monétariste mais aussi des intérêts de ceux qui se rémunèrent sur la dette des États, nos chers gouvernants ne veulent pas s'y résoudre.
 
Cette solution se résume simplement au fait d'en finir avec l'Euro de façon concertée avec les autres pays, de sorte à ce que l'Euro ne soit plus qu'un mauvais souvenir et de sorte à rendre à chaque pays souverain la capacité de batte monnaie et de laisser le Trésor National emprunter à la Banque Centrale Nationale à taux zéro ou ridiculement bas.
 
C'est en 1973 que fut abolie cette pratique en France. Depuis près de 40 ans, l'État doit emprunter sur les marchés et se retrouve ainsi à leur merci.
 
Serions-nous en Europe, et particulièrement en France, plus bêtes que les Etats-Unis ou la Chine qui ne se privent pas de cet outil pour défendre leurs économies respectives ?
 
Il faut que le politique reprenne le dessus sur l'économique. Il faut que nos gouvernants cessent d'être liés aux marchés et se rappellent que seul compte le bien-être de leurs citoyens. Combien de plans d'austérité avant de comprendre ? Combien de nouveaux chômeurs, de nouveaux pauvres ? Jusqu'à quel point le peuple va-t-il se laisser tondre docilement sans réagir en ordonnant à ceux qui tiennent la barre de mener le navire France à bon port en l'éloignant des turbulences des marchés ? Faudra-t-il en arriver au point de rupture pour ouvrir les yeux ?
 
Dans quelques mois, l'élection présidentielle va donner la chance à chacun d'entre nous de choisir entre la voie mondialiste acquise à la finance internationale aveugle aux malheurs des peuples et la voie nationale qui seule peut rendre aux pays européens leur souveraineté et offrir aux peuples un avenir meilleur ! 
 
Et cessons enfin d'opposer la gauche et la droite comme si cette opposition voulait dire la même chose aujourd'hui qu'il y a 20 ou 50 ans !
 
Ai-je le droit de douter de ce que messieurs Hollande ou Sarkozy nous proposent ? Ai-je le droit, alors que je n'ai jamais été de gauche, de penser que Monsieur Mélenchon proposent des solutions de bon sens ? Ai-je le droit de me référer à Monsieur Chevènement dont j'ai toujours apprécié les idées sur la nation, la République, l'école ? Ai-je le droit, alors que je suis foncièrement républicain, attaché à l'idée qu'être Français n'a strictement rien à voir avec la couleur de la peau, la religion ou l'origine et que personne ne peut oser penser un seul instant que je puisse être raciste ou xénophobe (que les choses soient toujours très claires à ce sujet auquel je suis très sensible), de penser que Madame Le Pen a des solutions qui me semblent aller dans le bon sens ? Ai-je le droit de regretter Philippe Séguin, l'homme du combat contre Maastricht, celui qui aurait pu être le digne héritier du Général de Gaulle ?

Ai-je le droit, enfin et surtout, de regretter le grand Charles et cette époque où la France savait dire "non", se permettait de virer les soldats américains de notre sol en sortant de l'OTAN, osait se doter de l'arme atomique au grand dam des Américains et des Russes et décidait de dévaluer sa monnaie nationale sans demander l'autorisation à qui que ce soit pour faire repartir l'économie et la croissance, donner de l'emploi aux Français et augmenter leur pouvoir d'achat (ce que Pompidou réussit à merveille également en 1969) ?
 
Une seule option pour 2012 : Il faut reprendre notre destin en mains !
 
 
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#Posté le samedi 19 novembre 2011 08:42

Modifié le dimanche 20 novembre 2011 13:46

Ennahda en France

Les résultats définitifs du scrutin sont désormais connus : les Tunisiens ont choisi de donner une majorité au parti islamiste Ennahda. 41,47% des voix pour ce parti dirigé par Monsieur Rached Ghannouchi. Après la chute de Ben Ali et les célébrations quasi unanimes du "Printemps Arabe", j'avais été très prudent sur ces questions en me réjouissant évidemment de la chute d'un dictateur mais en me préoccupant de la montée en puissance des intégristes religieux.
 
Etant particulièrement attaché à la souveraineté nationale, je ne me permettrai pas ici de critiquer les Tunisiens sur le choix qu'ils ont fait lors de ces élections libres et démocratiques. Je ne fais que manifester mon inquiétude sur deux points de vue :
 
- Donner le pouvoir à des religieux m'a toujours semblé une mauvaise chose ; la religion ne doit pas, à mon sens, gouverner les hommes mais s'occuper, pour ceux qui y croient, de leurs âmes. La confusion entre le temporel et le spirituel est une erreur que la religion en cause soit la religion juive, chrétienne ou musulmane.
 
- Les relations entre les pays arabes et la France ont été mises à mal depuis trop d'années par les errances de nos gouvernements successifs qui n'ont pas considéré ces pays comme des partenaires privilégiés alors que notre histoire et nos intérêts communs doivent nous mener dans cette direction ; Or, cette poussée islamiste risque de rendre difficile l'élaboration d'une nouvelle relation de confiance et je crains qu'il ne faille observer cela avec beaucoup d'attention si on ne veut pas être la victime collatérale d'un renversement de régime en Tunisie et ailleurs.
 
Ces précautions mises à part, je réitère mes propos : je respecte le choix démocratique des électeurs Tunisiens.
En Tunisie.
Là où mon inquiétude est grande c'est quand j'observe les résultats du scrutin organisé en France pour les Tunisiens vivant sur notre territoire. En effet, on s'aperçoit alors que près de 35% de ces électeurs ont voté pour Ennahda. C'est à dire que nous avons sur notre territoire national plus de 200.000 Tunisiens ayant voté pour un parti reconnu comme étant un parti islamiste et se définissant comme tel.
 
Le sujet n'étant pas la binationalité, je ne m'engagerai pas aujourd'hui dans ce débat-là. Mais parmi ces électeurs, combien ont-ils la double nationalité ? C'est à dire : à combien de Tunisiens séduits par un discours islamiste avons-nous, en France, accordé la nationalité française ?
 
On peut voir ici un vrai problème se poser. Le problème majeur n'est pas ce que les Tunisiens vivant en Tunisie veulent pour leur pays. Le vrai problème est le choix fait par des Tunisiens - et par beaucoup de Franco-Tunisiens - vivant en France et optant pour des Islamistes.
 
Il me semble malheureusement que le débat n'est pas encore ouvert sur le sujet. J'ose espérer qu'il puisse l'être car il me paraît d'une importance cruciale et met en relief le défaut majeur d'une immigration non maîtrisée depuis des dizaines d'années en France, à savoir le fait que nous ne parvenons plus à assimiler les immigrés et à leur donner l'amour de la France, de la Liberté et de nos valeurs. On m'objectera que 65% n'ont pas voté pour Ennahda. Et je m'en réjouis pour ceux-là. Mais on ne peut se satisfaire de voir 35% des 600.000 électeurs Tunisiens de France opter pour ce parti. C'est bien là la preuve d'un malaise profond qu'il serait temps de regarder en face.
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#Posté le vendredi 28 octobre 2011 05:04

Une transition démocratique difficile

Kadhafi est tombé, mort, aux mains de ses assaillants. Tout comme pour Ben Laden avant lui, je ne vais pas pleurer sur le sort d'un homme qui a tant fait de ravages durant sa vie. Cependant, il serait légitime, plutôt que de proclamer la fin d'un régime sanguinaire et la victoire de la Démocratie, d'attendre quelques mois pour mesurer les effets de la déflagration qui touche les pays arabes depuis la fin de l'année 2010.

En effet, rien ne serait plus illusoire que de penser qu'une transition démocratique va pouvoir s'opérer instantanément, sans heurts et sans difficultés.
 
Je n'avais pas caché ici mon hostilité à l'assaut militaire en Libye. Je le considérais dangereux, coûteux et inutile. Ai-je eu tort ? Peut-être. Il n'en demeure pas moins que, dans l'absolu, je ne suis pas favorable à des interventions armées dans des pays souverains sous prétexte que leurs dirigeants sont des dictateurs. A ce compte-là, nous devrions faire la guerre à des dizaines de pays de par le monde, à commencer par la Chine qui ne passe pas pour être l'Etat le plus démocratique de la planète. Et quid de l'Arabie Saoudite ou du Qatar dont l'argent inonde la planète ? Et de la Syrie, soutenue par la Russie qui ne souhaite absolument pas voir Bachar El Assad débarqué par ses opposants ?
 
Les limites de l'action militaire apparaissent là de façon claire.
 
Néanmoins, je ne peux qu'être heureux de voir un peuple libéré du joug d'un assassin. Tout en espérant que cette libération en soit véritablement une et que ce peuple ne tombe pas sous la coupe d'un fondamentalisme musulman qui cherche à prendre sa part dans cette région du monde qui a une chance historique à saisir en intégrant le cercle étroit des nations libres.
 
Cela prendra du temps et notre pays peut jouer un rôle important dans cette transition, retrouvant là toute sa place sur le plan géopolitique. Depuis trop longtemps, la politique arabe de la France ne voulait plus rien dire. Aujourd'hui, elle peut retrouver toute sa raison d'être en étant profitable à tous les protagonistes dans une relation "gagnant/gagnant" qui lui donnera toute sa crédibilité et sa légitimité.
 
 
 
 
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#Posté le samedi 22 octobre 2011 00:58

Candidat du peuple de gauche

Nicolas Sarkozy et son conseiller spécial Henri Guaino pourtant généralement bien inspiré n'ont donc rien compris à la Primaire socialiste. En affirmant que ce système de désignation du candidat est contraire à l'esprit de la Vème République, ils se fourvoient complètement. Guaino a déclaré qu'il n'admettait pas que les candidats soient prisonniers des partis, que les candidats à la Présidence devaient aller à la rencontre des Français sans être contraints par des attaches partisanes.
 
Mais que Guaino se réveille !
 
François Hollande - puisque c'est lui qui a été désigné au soir du second tour des Primaires - est bien moins prisonnier du Parti Socialiste que Nicolas Sarkozy l'était de l'UMP en 2007, lui qui avait été désigné uniquement par le vote des militants de ce parti.
 
Quel serait le résultat d'un vote portant sur la volonté des Français de voir Nicolas Sarkozy se présenter de nouveau en mai prochain ?
 
Il est désolant de se rendre compte de toute la mauvaise foi de tous ces responsables de la majorité présidentielle pour essayer de dévaloriser ce qui aura été finalement un réel succès démocratique.
 
Plutôt que de critiquer pour critiquer, en frisant le ridicule, ces responsables feraient mieux de se concentrer sur la façon dont ils devront non seulement défendre un bilan peu enviable en fin de quinquennat mais aussi défendre un projet qu'il va bien falloir un jour ou l'autre présenter aux Français.
 
Pour en revenir aux socialistes, je leur souhaite tout de même du courage pour parvenir à surmonter leurs dissensions internes et pour que le candidat de la gauche molle, du système, ce "flamby" raillé par Montebourg, cet homme "sans expérience" critiqué par Martine Aubry, devienne finalement le candidat du peuple de gauche...
 
 
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#Posté le dimanche 16 octobre 2011 13:01

François Aubry ou Martine Hollande ?

Le second tour des Primaires opposera donc Martine Aubry à François Hollande. De là sera donc connu le candidat socialiste à l'élection présidentielle. Après des semaines de combats fratricides, les différents prétendants se rangeront donc tous derrière l'heureux vainqueur.
 
Tous ? La question mérite d'être posée. En effet, que Monsieur Baylet appelle, tout comme Manuel Valls à voter pour François Hollande, cela ne surprendra personne. Que Ségolène Royal - qui voit son destin s'écraser sur le mur des Primaires - choisisse Aubry ou Hollande, personne ne s'en étonnera.
 
En revanche, comment Arnaud Montebourg va-t-il pouvoir se positionner ? Comment pourra-t-il se retrouver à soutenir François Aubry ou Martine Hollande (ou inversement) alors même que ces deux potentiels candidats ne partagent pas la vision qui est la sienne d'une société nouvelle ?
 
Les propos tenus par Montebourg durant cette campagne interne, le livre qu'il a publié récemment, tout montre que ses idées s'opposent clairement et sans discussion possible aux idées défendues par les deux finalistes de la Primaire.
 
Je veux croire en la sincérité de Montebourg quand il évoque les problèmes liés à la mondialisation à outrance, au besoin de protectionnisme, à la nécessaire régulation financière, au retour du vrai pouvoir politique insoumis au pouvoir économique. Je ne partage pas totalement ses solutions car elles sont encore trop européennes pour moi qui ne crois pas l'Europe telle qu'on a voulu la construire depuis 60 ans. Mais je respecte ses analyses. Or, s'il soutient Aubry ou Hollande, il se décrédibilisera.
 
Car Aubry ou Hollande, François ou Martine... Quelle différence politique fondamentale ? Aucune ! Rien ne les sépare sinon leurs caractères, leurs personnalités. Ils sont élevés sur le même modèle social-démocrate et ont fait leurs classes ensemble. Montebourg c'est autre chose. Montebourg est bien plus proche d'un Mélenchon qui a eu le courage d'aller au bout de sa logique et de quitter le PS pour fonder le Front de Gauche.
 
Alors, cher Arnaud Montebourg, montrez-nous que la politique ce n'est pas simplement le partage du gateau et des prébendes mais c'est aussi et avant tout une affaire de convictions et de vision : rejoignez Mélenchon !
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#Posté le mardi 11 octobre 2011 03:16

La politique d'en bas

Les Socialistes n'ont pas leur pareil pour prendre des petits et tortueux raccourcis de campagne quand une autoroute leur est ouverte ! Le mandat de Nicolas Sarkozy s'achève sur un rejet sans précédent du Président sortant. Jamais en effet, les Français n'ont été à ce point virulents à l'encontre d'un Président en exercice ! Toutes les études d'opinion convergent pour exprimer le mécontentement et le désir de changement.
 
Et plutôt que de profiter de cette vague de protestations inédite, les voilà bataillant devant les caméras de télévision dans une espèce de Star Academy de la politique pour que les télespectateurs - pardon, les Français - désignent celui ou celle qui aura le suprême honneur d'être candidat à l'élection présidentielle.
 
Le principe des Primaires n'est pas mauvais en soi. L'idée n'est pas saugrenue. Mais en pratique, nous assistons - et comment cela pourrait-il en être autrement - à des crêpages de chignons, à des attaques personnelles, à des crocs-en-jambe multiples, chacun essayant et c'est bien naturel de paraître meilleur que son concurrent.
 
Mais le pire n'est pas forcément là.
 
Ce qui me dérange le plus en écoutant attentivement ces personnalités de gauche, en lisant ce qu'elles proposent, c'est de me rendre compte que les différences entre elles sont importantes d'un point de vue programmatique. Il n'existe pas en effet une communauté de vue assez bien définie sur ce que doit être notre pays, sur la façon dont il va falloir nous gouverner dans les années à venir. Le Parti Socialiste ressemble aujourd'hui à l'UMP ! Un parti politique constitué de personnes ne partageant pas la même vision de la France mais se réunissant sur le plus petit dénominateur commun qui les rassemble : la soif de pouvoir.
 
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#Posté le jeudi 22 septembre 2011 01:53

Modifié le jeudi 22 septembre 2011 05:39

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