Au nom du Père et du Fils

La France est un pays qui donne sa chance aux jeunes. C'est prouvé. Le Chef de l'Etat lui-même montre l'exemple en préparant la nomination - pardon, l'élection - prochaine de son fils Jean à la tête de l'EPAD qui a la charge de veiller au devenir du quartier d'affaires de la Défense, premier quartier d'affaires européen.

Avec un Bac+2 en Droit en poche, le bon Jean est donc l'homme idoine pour gérer un tel établissement public. Pourquoi donc ai-je tant tenu à aller loin dans mes études ? Bac+10, ok, mais pour en faire quoi ? Bon d'accord, mon père n'était pas Président de la République. Il aurait pu faire un effort. Cela m'aurait évité de devoir travailler pour essayer de gagner ma vie (enfin tant bien que mal grâce à l'Etat et son armée fiscale qui vient ponctionner le fruit de mon travail par une imposition sur le revenu scandaleuse !).

Et les Français vont gober tout ça. Tranquillement. Oh, ça va bien un peu râler au café du commerce et au PMU mais une fois qu'ils auront dit tout le mal qu'ils pensent de Sarkozy et de ses façons de faire, ils iront bien voter pour lui en 2012. Des moutons, je vous dis. Des vrais bêtes à tondre.

Alors, oui, évidemment qu'il ne doit pas être trop bête et qu'il doit avoir bien du talent ce jeune Jean. Mais aurait-il été ainsi nommé - pardon, élu - s'il n'était pas le fils de ... ?

Qu'aurait dit notre bon vieux Bourdieu, le sociologue averti de la domination et de la reproduction des élites, de cette information qui fait figure d'exemple parfait pour l'illustration de ses propos ?

En tout cas, une chose est certaine, on peut critiquer Sarkozy sur beaucoup de points, mais il a une qualité indéniable et que personne ne pourra jamais lui contester ; c'est un gentil papa.

# Posté le mardi 13 octobre 2009 13:49

POLANSKI

Roman Polanski a été arrêté en Suisse et risque l'extradition vers les Etat-Unis où il pourrait alors être jugé pour le viol d'une mineure de 13 ans commis dans les années 70. Pour rappel, Roman Polanski est un cinéaste d'origine polonaise, âgé de 76 ans et qui a commis quelques grands films : Le bal des vampires, Rosemary's baby, Tess, Pirates, Le pianiste, etc.

Aujourd'hui, beaucoup viennent exposer ses talents de réalisateur comme pour mieux faire oublier que ce qui lui est reproché est un crime odieux. Et cela, même si la mineure, devenue femme, souhaiterait que cette histoire soit passée sous silence plus de 30 ans après les faits. Et on peut la comprendre.

Mais il est pathétique d'entendre ces voix qui s'élèvent pour dénoncer cette arrestation. Toute cette clique de pseudo-intellectuels, d'artistes faussement branchés, de politiques faux-culs réunis dans un même élan solidaire au secours d'un "membre de leur famille".

Il est vrai que le viol d'une gamine de 13 ans dans les années 70 pouvait passer, dans ces milieux-là comme un simple divertissement. Un jeu dangereux qu'il fallait tester. Avec son lot de drogues et d'alcools.

Si Polanski est innocent, qu'il soit jugé et acquitté. S'il est coupable, qu'il soit jugé et qu'il purge la peine que la justice américaine lui infligera.

A moins, qu'un Roman Polanski, comme ceux de "sa famille" puisse tout se permettre...

# Posté le lundi 28 septembre 2009 08:09

Ecrire

Ecrire, toujours écrire. Seul moyen de bannir les moments de solitude et les sentiments d'inquiétude qui envahissent le quotidien. Ecrire. Même peu, même mal. Sentir mes doigts sur le clavier et composer des mots, des phrases et des idées jetées à la face de celles et ceux qui passent et font lecture sans mesure de mes angoisses, de mes peines, de mes joies et mes haines.

Ecrire comme on parle. Comme on crie aussi. Comme on pleure ou comme on rit. Ecrire avec des mots de tous les jours pour appeler au secours ou avec des mots sibyllins qui ne riment à rien.

Et quand j'aurai tout écrit de mes pensées les plus noires ou les plus gaies, quand je n'aurai plus rien à livrer de mes pensées intimes, quand mon inspiration sera tarie et que mon imagination m'aura trahi, alors je trouverai encore la force d'écrire même si mes mots ne voudront plus rien dire.

Sans sujet, sans objet et même sans volonté, j'écris. J'écris pour moi. Pour la magie des mots et de leur association. Peu importe le vrai et vive le faux. Renier tout pour un joli mot. Ecrire avec ou sans passion, mais écrire, écrire encore. Toujours.

# Posté le jeudi 24 septembre 2009 18:50

Pour un vrai débat sur le 11 septembre 2001

Je ne dévoilerai rien ici de nouveau qui peut se trouver dans des ouvrages récemment parus ou plus anciens ou encore sur Internet. Comment le pourrais-je d'ailleurs, puisque je n'ai pas étudié ce sujet ? En effet, je ne peux que livrer mes impressions ou mon intime conviction sur ce qui s'est réellement passé le 11 septembre 2001. En fait d'intime conviction, il s'agit d'un scepticisme absolu sur la thèse officielle que tous les medias nous rapportent depuis 8 ans.

Il fallait que je me dépêche d'écrire cela avant que bientôt une loi ne me l'interdise. Combien de temps faudra-t-il attendre avant que certains députés ou sénateurs zélés ne s'empressent de proposer un texte législatif figeant définitivement cette thèse comme étant la Vérité absolue et révélée, au même titre qu'il est aujourd'hui rigoureusement interdit de nier les crimes contre l'humanité commis par le régime nazi ou le génocide arménien ?

Déjà, on s'aperçoit aisément que ceux qui osent émettre des doutes, qui osent s'interroger, sans parler de ceux qui affichent leur conviction d'un complot mené par les services secrets américains et israéliens, sont brocadrés, raillés, voire méprisés.

Personnellement, je ne privilégie aucune thèse.

Je suis juste sceptique.

Comment ne pas l'être quand on se rend compte que de nombreuses questions restent sans réponse ou quand certaines incohérences apparaissent aussi flagrantes.

A quand un vrai débat télévisé avec des protagonistes sérieux, respectueux de l'avis des autres et avançant des arguments précis et rigoureux ? Qu'on nous explique les dégâts apparents du Pentagone bien trop légers pour avoir été causés par un avion de ligne, la 3ème tour qui s'effondre, le rôle des agents des services secrets israéliens arrêtés sur place par le FBI, l'effondrement des tours sur elles-mêmes, le manque de réaction de l'armée de l'air.... Je n'entre pas dans les détails car je ne cherche pas à convaincre ici qui que ce soit d'un mensonge d'Etat. Je souhaiterais juste assister enfin à un vrai débat sur ce sujet qui me confortera dans l'idée que la liberté d'expression n'est pas totalement morte en France.

# Posté le mercredi 23 septembre 2009 10:16

Courant clair...obscur

Le procès Clearstream a commencé hier telle une pièce de théâtre teintée de tragique et d'emphase. Hors de question ici de faire l'historique de cette affaire que d'aucuns considèrent volontiers comme le plus grand scandale politique de la Vème République, mettant face à face le Président de la République en exercice et le Premier Ministre de la précédente législature.
Cette histoire de listes trafiquées est bien trop complexe pour imaginer en faire le détail et tâcher de comprendre les tenants et aboutissants. Le procès lui-même parviendra-t-il à faire la lumière ?

Hier donc, pour cette première journée d'audiences, nous fumes servis avec une déclaration de Dominique De Villepin qui donna d'emblée le ton. Accusant nommément le Président Nicolas Sarkozy, l'homme du "non" aux Américains, plaça les débats sur le terrain du procès politique. On ne pouvait rêver meilleure entrée en matière en terme de sensationnel. En accusant ainsi le Chef de l'Etat, De Villepin se positionne clairement et explicitement comme son principal opposant au sein de la famille UMP alors qu'il n'avait jamais jusqu'à hier assumé ce rôle que tout le monde lui prêtait.

S'il sort blanchi de ce procès, on peu s'attendre à le trouver sur la route de Sarkozy en 2012 malgré le peu de poids que pèsent ses troupes. En effet, il ne dispose pas à l'instar du Président d'une armée de parlementaires acquis à sa cause. Comment, dès lors, pourra-t-il s'opposer à son meilleur ennemi ? Tout simplement en s'appuyant sur le peuple. Car, c'est là tout le paradoxe de cet homme sorti tout droit du XIXème siècle, jamais candidat à une seule élection nationale ou locale et qui en appelle à ce peuple français qui lui reconnaît du panache dans une posture napoléonienne qu'il affectionne tant.

Voilà un beau duel politique en perspective : l'héritier de la droite sociale, nationale et gaulliste face au héraut d'une droite qui se veut décomplexée, libérale et sécuritaire mais qui a déjà renconcé à tous ses principes au nom de la seule logique électoraliste. Et la gauche dans tout ça ? Tiraillée entre Bayrou et Besancenot, elle ne représente pas aujourd'hui une alternative crédible. Seul De Villepin pourrait troubler la réélection déjà programmée de Sarkozy. Celui-ci en est-il à ce point persuadé qu'il mettrait tout en oeuvre pour le faire condamner ?

Il n'y a pas de sentiment en politique, pas de règle, pas d'arbitre. Ce procès en est certainement un exemple frappant.

# Posté le mardi 22 septembre 2009 15:32