Délivrance

DELIVRANCE

Une des plus belles chansons de Michel SARDOU, très peu connue du grand public malheureusement

Un éclair dans un ciel d'encre
Une plaie qui s'ouvrira
Comme on a jailli d'un ventre
Ebloui on s'en ira

Une vie comme un rêve
Elle s'achève, on l'oublie
On s'éveille dans l'autre monde
Etonné d'avoir dormi

Un matin s'ouvrent deux lèvres
Sous un ciel encore plus grand
Un flambeau dans les ténèbres
Comme un phare dans l'ouragan

Un matin les murs s'éffondrent
Sur un vide encore plus loin
Pas d'écho pour nous répondre
Un vent froid qui nous rejoint

Un matin, on se rappelle
Le premier feu d'où l'on vient
Et l'élan originel
Qui nous a poussés si loin

Et puis c'est le grand silence
La dérive à l'infini
Le tourbillon recommence
Et s'éloigne au fond des nuits

Attiré hors de son antre
Expulsé du fond de soi
Comme on est sorti d'un ventre
Etourdi on s'en ira

Un voyage sans frontière
Qui commence dans le sang
Entre l'ombre et la lumière
Entre l'être et le néant
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# Posté le mardi 23 septembre 2008 04:39

PHB : SAINT-JEAN BEAULIEU 0 - 1 FC MOUGINS

Elle fait du bien cette première victoire de la saison, surtout qu'elle ne souffre aucune contestation face à une équipe de St Jean qui ne nous aura quasiment jamais mis en danger du match mais qui nous a tout de même poussé à défendre avec coeur et panache en seconde période.

Tout commence de manière poussive durant les 10 premières minutes lors desquelles, nous ne parvenons pas à sortir correctement le ballon et abusons d'un jeu long qui ne nous convient pas. Puis, peu à peu, les enchaînements se succèdent au milieu de terrain, la réupération s'opère plus haut grâce à un duo Mehdi-Alex qui fonctionne bien au milieu et à des milieux offensifs (Fafa, Fahili et John) disponibles et très en jambes.
Après un penalty raté par Mehdi, l'équipe n'a pas cessé de pousser et de se créer de nombreuses situations dangereuses et plusieurs occasions nettes. Sur un nouveau débordement côté droit après une belle combinaison avec Ilan, John parvient à entrer dans la surface et adresse un centre-tir au sol qui finit sa course au fond des filets. 1/0 pour nous et c'est amplement mérité.

La seconde période commença mal avec la blessure de Pierre, notre gardien, obligé de céder sa place à Enrico, délaissant son poste de défenseur axial au profit de Nicolas qui fit alors son apparition sur le terrain.
tout cela eut pour conséquence une légitime baisse de régime qui profita ànos adversaires qui tentèrent alors de revenir dans la partie mais sans réellement nous inquiéter hormis sur quelques coups de pied arrêtés alors que sur trois ou quatre contres, nous avons eu les occasions pour doubler la mise sans y parvenir par précipitation, maladresse ou fatigue.

A noter que nous avons disputé cette rencontre sans Sébastien Tosi, à nouveau blessé mais que nous espérons retrouver très rapidement, et sans Nabil et Claudio dont les licences ne sont toujours pas parvenues. En revanche, première apparition pour Alex R. et Fahili qui apportèrent beaucoup. Pour cette rencontre, nous avions laissé à disposition de l'équipe réserve : Charles, Georges, Nicolas V., Samir, Davy, Adrien. Ces joueurs ont largement participé à la belle victoire acquise à Rocheville.

Voilà donc une première victoire mais qui demande confirmation dès dimanche prochain !: Surtout ne pas se relâcher. Nous n'étions pas médiocres après notre défaite face à Cannes, nous ne sommes pas devenus des cadors après cette victoire. Du travail, du travail et encore du travail...et du plaisir aussi !!

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 17:13

Les murs dansent

La porte a claqué violemment et le bruit sourd des pas s'est estompé peu à peu pour laisser place à un silence assourdissant. Et, là, seul, devant ce verre vide, une multitude d'images se télescopent dans mon cerveau qui ne forme plus qu'un vulgaire kaléidoscope. Etourdi par cette violence, inutile de me lever ; ma tête tourne déjà et je sens le sol se dérober tandis que les murs dansent et que le plafond s'écroule lentement au-dessus de moi.

Je ne me rappelle pas vraiment les minutes qui précèdent cet état ennivrant. Me reviennent un bruit sec et une chaleur intense au niveau du ventre. Une chaleur qui irradie et brûle les entrailles. Impossible de crier. Inutile de crier.
Tout tourne maintenant dans une valse hésitante et échevelée. Je suis entraîné dans cette chorégraphie funeste sans aucun moyen d'y échapper. Aucune cavalière pour m'accompagner ; je danse seul.

A présent, j'ai froid.

Pourquoi suis-je étendu au sol? Je ne me souviens pas d'être tombé ; d'ailleurs je n'ai mal nulle part. Je ne sens plus rien, si ce n'est cette moiteur qui enveloppe mes mains, posées sur mon ventre. J'ai l'impression de baigner dans un liquide épais, ni chaud, ni froid, ni tiède. J'ai froid de l'intérieur.

Je viens de comprendre.

Je n'ai même pas peur.

J'ai chaud. Tout en sueur, je sursaute et pose immédiatement les pieds hors du lit.
Je me dirige droit vers la salle de bain m'asperger la figure d'une eau fraiche et bienfaisante afin de m'éclaircir les idées. J'allume les néons qui m'éblouissent de leur lumière aveuglante et m'empêchent de distinguer les contours de mon visage dans le miroir qui me fait face. Enfin je plante les yeux dans la glace.

Au même moment, j'entends un bruit sec, une porte qui claque et des pas qui s'éloignent.

Je n'ai pas le temps de me diriger vers la pièce d'où parviennent ces bruits. Mon regard est resté planté dans le miroir, mon cerveau cherche une solution, une explication, une cohérence. Evidemment, il ne peut y en avoir. Je fixe ce miroir, comme un animal apeuré. Ce que je vois ne peut être que le fruit de mon imagination. Et pourtant, cela paraît être bien réel. Comment cela est-il possible?

Pourquoi mon reflet n'apparaît-il pas dans le miroir ?

J'ai mal au ventre. J'ai froid. Et les murs dansent.

# Posté le samedi 20 septembre 2008 05:09

Modifié le samedi 20 septembre 2008 10:10

La guerre des roses

Bien que n'appartenant pas à cette famille politique, je reste très attentif à ce qui se trame au sein du Parti Socialiste parce que rien ne serait plus terrible pour l'avenir de notre Démocratie qu'une opposition réduite à l'état de cendres. Pour bien fonctionner, elle a besoin d'un pouvoir et d'une opposition forts Celle-ci doit jouer un vrai rôle dans le débat politique, faire part de ses idées, de ses orientations, critiquer en proposant des alternatives.

Or, aujourd'hui, et depuis longtemps, le PS est le lieu de toutes les rivalités de personnes sans que celles-ci n'osent enfreindre la loi traditionnelle de la gauche : pas de leader, mais des idées. Cependant, force est de constater que n'émergent ni le premier ni les secondes.

De courants de pensée en pensée unique, de motions en synthèse et de congrès en défaites électorales, le Parti Socialiste vit une relation difficile avec les Français qui lui accordent une confiance réelle dans les enjeux locaux en lui déniant le droit de conduire aux destinées du pays sauf le cas exceptionnel de la victoires aux législatives de 1997, due à une stratégie politique hallucinante de la majorité alors en place et du Président Chirac en première ligne.

La seule autre fois, ces 50 dernières années (début de la Vè République), où le Parti socialiste est parvenu au sommet de l'Etat, il le doit non à des idées, ou à une espérance, mais à un homme qui incarnait ces idées et cette espérance. C'était en 1981 et cet homme portait le nom de François Mitterand qui réussit à se faire réélire, là aussi, uniquement sur sa personnalité, en 1988.

Aujourd'hui, tous crient au rassemblement autour des idées. Mais outre que les idées du PS ne ressemblent à rien de plus aujourd'hui qu'à des imprécations dénuées de vision, personne ne semble en mesure d'incarner une quelconque espérance...pas même un espoir !

De Martine Aubry à Bertrand Delanoë, en passant par Laurent Fabius ou François Hollande, sans oublier Julien dray ou encore Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg, tous ne jurent que par le collectif et n'assument pas le rôle de leader. Aucun ne se pose en chef, en patron, en guide. Aucun n'en a l'étoffe, aucun ne se risque à ce jeu-là.

Seule Ségolène Royal le joue, ce jeu. Mais après avoir clamé qu'elle avait trompé les Français sur son programme de 2007 (elle a affirmé qu'elle défendait ce programme mais n'y croyait pas...), elle rêve à présent d'un destin de messie au féminin, une sorte de Jeanne D'arc moderne...Elle n'est plus crédible et a fait son temps médiatique après avoir, l'espace d'une campagne présidentielle, intrigué (amusé ?) les journalistes.

Il est là le problème du parti Socialiste qui refuse de se payer un vrai leader alors que les Français ont toujours cette perception du Chef de l'Etat comme étant le Représentant de la Nation, digne héritier des rois de France et, surtout, de Napoléon Bonaparte. L'origine même du socialisme interdit ce qui serait vécu comme une compromission mais qui, pourtant, serait la seule manière de faire de nouveau entendre la voix du PS, comme avait su le faire François Mitterand à l'époque. Cela avait pris du temps (première candidature à l'élection présidentielle en 1965, nouvelle défaite en 1974 et enfin, le sacre, en 1981), mais c'est en devenant le vrai leader du PS que Mitterand parvint au pouvoir et entraîna les socialistes dans son sillage.

A droite, ce choix a toujours été clairement défini et le leader est désigné comme celui qui devra incarner la France et les Français. Ensuite, il faut que la personnailité colle : un Chirac passera toujours mieux qu'un Balladur même si le second énonce des vérités encore vérifiables aujourd'hui quand le premier se contente de faire appel au "bon sens près de chez vous".

François Bayrou a compris cette attente des Français. A gauche, aujourd'hui, un Besancenot paraît le plus à même de jouer ce rôle malgré un discours qui fait peur et bien relayé par les organes de presse proches du pouvoir qui se contenterait bien d'avoir un Besancenot à 15% à la prochaine présidentielle.

Voilà le défi que doit relever le PS dans les mois à venir : se choisir un vrai leader qui se présente devant les Français comme l'incarnation de leur espérance...et tant pis pour les idées, de toute manière, ils n'en ont plus depuis longtemps.

# Posté le jeudi 18 septembre 2008 19:19

Modifié le samedi 20 septembre 2008 10:13

Quelle laïcité positive ?

Lors de la venue en France du Pape Benoït XVI, on a entendu beaucoup de choses sur les racines chrétiennes de la France et aussi sur les valeurs véhiculées par l'Eglise depuis 2000 ans. De nombreux débats ont lieu sur ces sujets si vastes et si intéressants.
Aujourd'hui, ce n'est pas sur l'un d'eux que je souhaitais réagir mais sur une expression de Nicolas SARKOZY lors de son discours de réception à l'adresse du Pape en son Palais de l'Elysée.
En effet, notre Président a évoqué une curieuse "laïcité positive" qui interpelle forcément; d'autant plus qu'il avait déjà employé cette formule lors de son discours de Saint Jean de Latran l'année passée. Il ne s'agit donc rien de moins qu'une volonté forte de marquer un nouveau concept.

La République Française est laïque ; cela signifie que le fait religieux est renvoyé dans la sphère privée et que l'Etat n'a pas de religion, tout en assurant à chaque citoyen sa liberté de culte ou sa liberté de ne pas croire.

La laïcité, intrinsèquement, me paraît être positive, en ce sens qu'elle produit des libertés réelles et concrètes. Si le Président voulait rappeler cet état de fait, nul besoin de qualifier la laïcité puisqu'elle porte en elle ce positivisme juridique.

En revanche, si lier laïcité et le qualificatif "positif" a pour volonté de mieux accorder les valeurs républicaines aux valeurs de l'Eglise, comme souhaite l'entendre le Pape lui-même, alors, cette position est dangereuse pour l'avenir de la laïcité.

En effet, selon Nicolas SARKOZY, les croyants auraient cet avantage sur les athées ou agnostiques, mais aussi sur les animistes ou les confucionnistes, d'envisager les questions de l'Être, de la Vie et de la Mort, par le biais d'une relation à Dieu qui leur permet de donner du sens à l'existence. Ainsi, en déclarant que "le fait spirituel est la tendance naturelle de tous les hommes à rechercher une transcendance", il dénie ce droit à tous les incroyants. Or, personnellement, je ne me sens pas moins à même de me poser des questions existentielles qu'un juif, un chrétien ou un musulman malgré mon agnotiscisme permanent.

Il serait dangereux pour la République de donner au fait religieux une place autre que celle qu'il occupe depuis un siècle. La crainte qui apparaît en premier est celle d'un communautarisme religieux officialisé par la parole présidentielle, voyant dans les prêtres, les rabbins ou les imams, des interlocuteurs privilégiés. La laïcité ne peut souffrir d'une telle discrimination à l'encontre des non croyants car elle repose justement sur le fait que l'association politique qui fait de nous tous des citoyens libres n'a ni socle religieux ni socle culturel. Remettre en cause ce fondement, c'est menacer le ciment de notre société politique.

# Posté le mardi 16 septembre 2008 03:54