Sécurité routière

Deux jours de stage pour récupérer 4 points sur mon permis de conduire et le sentiment de ne pas avoir perdu mon temps durant 48 heures alors que j'étais très réservé avant de m'y rendre.
En effet, je m'imaginais devoir faire face à un discours moralisateur ayant pour objectif de nous ressasser les vieilles antiennes de la prévention routière à destination des délinquants de la route que nous étions censés représenter aux yeux des animateurs. Ce fut une bien belle surprise que de constater que jamais il n'en fut question.

D'abord, je me dois d'expliquer ces points perdus sur mon permis. Ils sont dus pour la plupart à des excès de vitesse inférieurs à 10km/h ce qui équivaut à chaque fois à un retrait de 1 point. Il y eut aussi une fois l'utilisation du portable. Et enfin un excès de vitesse supérieur à 30km/h (86 au lieu de 50 en scooter sur une belle ligne droite) qui me valut trois points.

Tous sont inacceptables mais ne sont pas de même nature : manque de concentration sur la vitesse (116 au lieu de 110) ou volonté d'aller vite.

Tous sont dangereux évidemment.

Ce stage fut bénéfique parce qu'il m'a permis de remettre en perspective ce que nous savons pourtant : les effets de la vitesse, les raisons de l'interdiction du téléphone (avec ou sans oreillette), les effets de l'alcool ou des stupéfiants (là, je ne suis pas concerné), la nécessité de respecter les distances avec le véhicule nous précédant, etc.

La qualité des deux intervenants est aussi à souligner. Leurs exposés furent vivants, documentés, didactiques.

J'essaierai peut-être dans quelques jours de faire un récapitulatif de tout ce qui fut dit durant ces deux jours. Là, je souhaitais simplement en faire état car on ne répète jamais assez que la route est un danger à chaque instant.

L'un des intervenants a utilisé cette expression que je trouve très juste : prendre sa voiture est un pari. Et plus nous allons vite, moins nous sommes concentrés, moins nous sommes attentifs aux autres, plus notre pari est risqué.

Et le pire c'est qu'il n'est pas seulement risqué pour le conducteur indélicat, mais aussi pour ses passagers (amis, enfants, parents...) et pour les autres (conducteurs ou piétons) qui n'ont strictement rien demandé et qui ne sont pour rien dans l'accident.

Donc, non seulement faisons attention à ne pas commettre de fautes mais en plus soyons attentifs aux autres, donc très concentrés sur notre conduite et celle des autres.

Sur Internet fleurissent des videos d'accidents, je vous les conseille toutes, ça calme. Ici, j'ai juste souhaité vous en montrer une qui peut choquer mais qui relate une histoire vraie.

Soyez (soyons) prudents. La vie est trop précieuse. La vôtre, la leur, la nôtre.
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# Posté le dimanche 20 septembre 2009 14:59

Les Bleus avec Domenech !

Depuis la fin du match France-Roumanie, les critiques se déchainent à nouveau contre le sélectionneur français. Rappel des faits : depuis un Euro 2008 raté, Raymond Domenech est la cible privilégiée des journalistes et des millions de personnes toujours promptes à trouver un bouc émissaire qui serait seul responsable des déboires de l'équipe nationale. Après le un partout de samedi soir, certains se font plaisir au point de penser qu'ils seraient heureux d'une non qualification à la Coupe du Monde 2010 pour enfin ne plus voir RD s'asseoir sur le banc de touche de l'Equipe de France.

Au-delà des arguments parfois pauvres, parfois intelligents de ses détracteurs, mais tout à fait acceptables, il est des propos qui sont à tel point scandaleux qu'ils déshonorent ceux qui les tiennent. On peut ne pas apprécier Raymond Domenech, on peut ne pas être en accord avec ses choix, mais on peut aussi le dire ou l'écrire avec respect et bon sens.

Suite aux propos soit disant tenus par Thierry Henry et rapportés par le quotidien "Le Parisien", certains ont vu là - enfin - l'occasion rêvée de montrer à quel point ils avaient raison : même les joueurs s'en prennent à leur coach. Il faut donc changer de sélectionneur. CQFD. Mais voilà, Thierry Henry a démenti. Et bien évidemment, on voit dans ce démenti la pression exercée sur lui avant le match en Serbie : le capitaine aurait fait volte face.

Mais ce qu'oublient de signaler toutes ces personnes c'est que lorsque RD fut mis en cause après l'Euro 2008, sans même qu'ils soient interrogés, les joueurs ont spontanément apporté leur soutien au sélectionneur. Franck Ribery en premier lieu. Que risquait-il en disant le contraire alors qu'il est indicutable ? Rien. Comme les autres, il fut sincère et dit ce qu'il pensait. Cela, on l'oublie trop facilement aujourd'hui.

Ce match contre la Roumanie, la France mérite de le gagner sans discussion possible. Si le score à la pause est de 2 ou 3 à 0, la victoire est acquise et toutes les "unes" des quotidiens le lendemain sont élogieuses à l'égard d'une équipe ayant retrouvé de l'allant, du dynamisme, de l'envie, de la qualité collective.... Car il ne manque que les buts à cette première mi-temps de très bon niveau. L'animation offensive était intéressante. Défensivement, hormis la seule action roumaine en fin de première période, jamais les Français ne furent mis en danger. Les occasions furent nombreuses mais malheureusement non converties.

En seconde mi-temps, Thierry Henry, une nouvelle fois décisif, inscrit le but qui doit libérer les Bleus. Mais c'est un coup du sort qui va leur tomber dessus sous la forme d'un but contre son camp de Julien Escudé, déjà mis à mal en première période.

Si la domination française fut constante, elle fut alors moins pressante et les occasions plus rares malgré des situations dangereuses qui aurait pu connaître meilleur sort.

On peut toujours s'interroger sur le choix de sortir Gourcuff et de garder deux milieux défensifs. Mais ce n'est pas non plus en empilant les joueurs à vocation offensive qu'une équipe parvient à gagner ses matchs. Le choix de Domenech était sans doute de privilégier la percussion au détriment d'un jeu de passes plus posé.

Je ne veux pas chercher mille excuses improbables au sélectionneur. Si je l'apprécie, je ne suis pas non plus aveuglé par cette sympathie que j'éprouve à son égard. Simplement je déteste cette manie qu'ont bien des Français à vouloir à tout prix désigner le coupable idéal alors que les facteurs pouvant expliquer les résultats peu probants de l'Equipe de France sont nombreux. Il est si facile de ne pas chercher à comprendre et de vouer aux gémonies une seule et même personne, fût-elle le sélectionneur national.

Si la France est éliminée de la course à la qualification dans quelques semaines, j'assumerai ces propos et d'aucuns pourront bien rire de moi. Tant pis, je prends le risque et affirme ce que je pense.

Ce qui me met réellement hors de moi, c'est quand ces critiques virulemment exprimées le sont par des personnes qui sont elles-mêmes des éducateurs ou des entraîneurs qui savent ou devraient savoir à quel point il est difficile de prendre les bonnes décisions, de faire les bons choix de joueurs, de définir les bonnes options tactiques. Je n'arrive jamais à comprendre comment on peut, en tant qu'entraîneur, critiquer un autre technicien que l'on ne connaît pas, dont on ne sait rien de la qualité ou non du travail, qu'on ne voit jamais en action auprès de ses joueurs et tout cela, sans partager l'intimité du vestiaire qui est souvent le révélateur de certains choix.

Les mêmes qui ne supportent que rarement la critique sont souvent les premiers à critiquer. C'est une vérité souvent vérifiable dans chaque domaine d'activité.

En attendant, je voudrais rappeler que ce n'est pas en souhaitant l'échec de l'équipe de France pour faire sauter Raymond Domenech que cela fera avancer les choses. L'important c'est d'aller en Afrique du Sud. Peu importe qui est la tête de l'équipe. Peu importe si cela passe par des barrages ou non. Avant 1978, avant 1982, avant 1986, avant 2006, l'Equipe de France a toujours connu des difficultés majeures pour se qualifier. Que ce soit la même chose pour 2010 n'a donc rien d'étonnant. Quand la France a atteint la finale en 2006 (avec Raymond Domenech), qui se souvenait des critiques qui l'accompagnaient lors des éliminatoires et même durant le premier tour ? Et ne parlons pas de 1998 quand le bon Aimé était alors le mal Aimé, détesté de la presse et des millions de sélectionneurs que compte notre pays.

Souhaitons que tout cela se finisse de la même manière...

En attendant, allez les Bleus !

# Posté le lundi 07 septembre 2009 20:27

Sardou : les chansons méconnues

Deuxième article de cette mini-série concernant celui qui a été, est, et sera jusqu'au bout mon chanteur de chevet : Michel SARDOU.

Au-delà des tubes qui ont marqué ces quarante dernières années, SARDOU a chanté de nombreux petits bijoux qui ont jalonné son parcours sans pour autant trouver un écho auprès du grand public. La question de savoir pourquoi une chanson devient un tube ne trouvera sans doute jamais de réponse...Sinon, tout le monde appliquerait la recette.

Ce qui trouble parfois - souvent - c'est le décalage existant entre la qualité d'une chanson et son succès.

Alors, bien sûr, chacun d'entre nous est sensible à une certaine forme d'écriture, à des sonorités, à un style musical, à un timbre de voix....Nous sommes tous, et c'est heureux, fort différents les uns des autres ; et nos goûts diffèrent aussi.

Tout ce que j'écris ici est totalement subjectif. Vous l'aurez compris. J'aime SARDOU par dessus-tout mais je ne peux même pas l'expliquer. Sa voix, ses textes, ses musiques, son charisme, ses mises en scène, ... tout me fascine depuis toujours. Bien que je ne sois pas aveuglé par cette fascination. Certaines chansons me laissent quelque peu indifférent. Certains albums m'ont parfois déçu. Cependant, je suis toujours en attente du prochain, de la chanson à venir, du nouveau concert.

Parmi les centaines de chansons qu'il a interprétées, certaines, je viens de l'écrire, ne m'inspirent pas grand chose. D'autres, bien au contraire, tournent en boucle dans ma voiture ou dans mes écouteurs. Elles sont pour moi des petits "chefs d'oeuvre". Et valent largement mieux que certains des tubes que j'ai cités dans l'article du 22 août.

Par exemple, "Etre une femme" est un tube, connu et reconnu par plusieurs générations. Eh bien, cette chanson est sans doute sympathique et permet de mettre une bonne ambiance mais elle n'a rien qui m'interpelle plus que ça.. et cela vaut pour d'autres.

Je suis souvent déçu que tant de monde connaisse ces tubes et ignore malheureusement tout de ces chansons qui me semblent être d'une qualité largement supérieure. Des chansons que je trouve personnellement sublimes et qui auraient mérité un meilleur sort, un meilleur accueil.

En voici quelques unes. Si vous n'êtes pas allergique à Michel SARDOU mais que vous ne connaissez pas plus que cela, plutôt que de vous fier aux chansons habituelles entendues mille fois, allez-y, prenez la peine d'écouter celles-ci. De par l'interprétation qu'il en fait, de par leurs textes forts et marquants, elles constituent pour moi la compilation définitive des chansons sublimes et méconnues de cet artiste :

- Si j'avais un frère
- La neige
- Nous n'aurons pas d'enfant
- Restera-t-il encore
- Le surveillant général
- Un enfant
- Une fille aux yeux clairs
- La vieille
- La vallée des poupées
- Un roi barbare
- Je vous ai bien eus
- Je ne suis pas mort, je dors
- Verdun
- L'anatole
- Victoria
- La pluie de Jules César
- Le mauvais homme
- Preservation
- Il était là
- Les bateaux du courrier
- L'An Mil
- Io Domenico
- Parce que c'était lui, parce que c'était moi
- Rouge
- Délivrance
- Minuit moins dix
- L'acteur
- Vincent
- L'award
- Le privilège
- 55 jours 55 nuits
- Le cinéma d'Audiard
- Putain de temps
- S'enfuir et après
- Qu'est ce que j'aurais fait moi ?
- Espérer
- J'aurais voulu t'aimer
- La dernière danse
- Nuit de satin
- Sature
- Je ne sais plus rien
- Les yeux de mon père

Voilà 42 chansons pour 42 ans de carrière.

42 chansons à découvrir si vous le souhaitez pour vous faire une autre idée de Michel SARDOU qui n'est pas que le chanteur des "Bals populaires", des "Lacs du Connemara" ou encore de "La maladie d'amour".

Des chansons d'amour : "J'aurais voulu t'aimer", "Je ne sais plus rien"

Des chansons de tolérance : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi", "Le privilège"

Des chansons épiques : "Un roi barbare", "L'An Mil"

Des chansons tendres : "La vieille", "Une fille aux yeux clairs"

Des chansons sur la figure paternelle : "Il était là", "Les yeux de mon père"

Des chansons sur la paternité : "Nous n'aurons pas d'enfant", "Un enfant"

Des chansons nostalgiques : "55 jours 55 nuits", "Putain de temps"

Des chansons d'ambiance : "Rouge", "Espérer"

Des chansons obscures : "Je ne suis pas mort, je dors", "Sature"

Des chansons pour réfléchir : "Qu'est ce que j'aurais fait moi?", "Nuit de satin"

Des chansons à écouter un verre à la main : "Je vous ai bien eus", "La pluie de Jules César"

Bref, des chansons magnifiques pour un chanteur d'exception.

A déguster, sans modération !

# Posté le samedi 05 septembre 2009 08:38

Karl MARX, le retour

Sardou avait tort quand il chantait en 1983 "Lénine relève toi ils sont devenus fous". Lénine était un dictateur sanguinaire, annonciateur du régime stalinien qui allait contraindre les Soviétiques à des décennies de pauvreté, de terreur, d'asservissement au profit d'un pouvoir d'Etat totalitaire.

Ce n'est pas Lénine que certains réclament aujourd'hui à cor et à cris. Empêtrés que nous sommes dans une crise majeure du système capitaliste financier qui s'est développé depuis des siècles et qui a pris toute sa dimension depuis la globalisation à laquelle nous sommes confrontés depuis quelques dizaines d'années, de par le jeu de la mondialisation, c'est la figure du vieux barbu Karl MARX qui se rappelle à nous.

Ce bon vieux MARX revient aujourd'hui sur le devant de la scène. Indéniablement, cet homme est celui qui a le mieux décrit le système capitaliste. Comment ne pas essayer de trouver dans ses écrits des pistes de réflexion pour expliquer - et donc guérir - la crise actuelle ?

Hormis le fait que je reconnais sans peine son génie, j'ai tout de même du mal à croire qu'on puisse expliquer les affres du capitalisme financier du 21ème siècle avec la boite à outils théorique du 19ème.

J'y reviendrai sans doute dans les prochains jours.

# Posté le jeudi 27 août 2009 14:17

Sardou : 40 ans de tubes

Nom : Sardou
Prénom : Michel
Profession : Chanteur (et accessoirement acteur)
Date de naissance : 26 janvier 1947
Signe particulier : Chanteur le plus aimé et le plus détesté des Français

Voici une petite série d'articles sur Michel SARDOU.
Pour le premier d'entre eux, j'ai voulu faire un récapitulatif rapide de ses succès populaires depuis le début des années 70.

A ses débuts, le petit Michel passe totalement inaperçu avec quelques chansons totalement oubliées aujourd'hui, injustement d'ailleurs pour certaines qui sont très jolies : "Nous n'aurons pas d'enfant", "La colombe", "Si j'avais un frère", etc.

Même la chanson "Les Ricains" qui a été "déconseillée" à la radio par De Gaulle car sortie au moment de la décision prise par la France de quitter le commandement intégré de l'OTAN et de la fermeture des bases américaines sur le territoire national, n'a pas eu de succès...Il a fallu attendre que Sardou soit reconnu pour que cette chanson ait un véritable écho.

Le véritable succès populaire arrive avec des chansons dont les textes ne sont pas formidables mais qui mettent l'ambiance et la bonne humeur : "J'habite en France" et surtout "Les bals populaires" en 1970. Et c'est alors parti pour 40 ans de succès sans traversée du désert. Une performance uniquement partagée avec Johnny.

Rapidement pourtant, Sardou voudra se détacher de cette image d'artiste dont les chansons font fureur dans les banquets et les mariages. Il décide de modifier en profondeur son répertoire et, tout en conservant quelques chansons proches de ce qu'il fit à ses débuts, il met en avant des sujets plus graves ou plus matures.

Et le raz de marée commence avec "La maladie d'amour" en 1973.

Depuis, il enchaîne des tubes qui résonnent encore dans la mémoire collective. Une série impressionnante :

- 1970 : J'habite en France
- 1970 : Les bals populaires
- 1971 : Le rire du sergent
- 1973 : La maladie d'amour
- 1973 : Les vieux mariés
- 1973 : Les villes de solitude
- 1974 : Je veux l'épouser pour un soir
- 1975 : Je vais t'aimer
- 1975 : Le France
- 1976 : Le temps des colonies
- 1976 : J'accuse
- 1977 : La java de Broadway
- 1977 : Dix ans plus tôt
- 1978 : En chantant
- 1978 : Je vole
- 1981 : Les lacs du Connemara
- 1981 : Etre une femme
- 1981 : Je viens du sud
- 1982 : Afrique adieu
- 1983 : Vladimir Ilitch
- 1984 : Les deux écoles
- 1985 : Chanteur de jazz
- 1986 : Musulmanes
- 1988 : La même eau qui coule
- 1990 : Marie-Jeanne
- 1992 : Le bac G
- 1997 : Salut
- 2004 : Loin
- 2004 : La rivière de notre enfance
- 2007 : Allons danser

Grâce à ces tubes, Sardou a vendu environ 45 millions de disques (singles et albums confondus) ce qui en fait le deuxième plus important vendeur en France derrière Johnny.

A noter cette performance étonnante : il est avec Mickaël Jackson, l'artiste ayant eu le plus de singles écoulés à plus de 1 million d'exemplaires en France...Bon il faut quand même dire que depuis quelques années, les ventes de singles ne sont plus ce qu'elles ont été du fait du téléchargement sur Internet.

Le prochain article concernera les chansons méconnues du répertoire de Sardou qui auraient mérité une meilleure écoute et une meilleure audience tant je les trouve personnellement magnifiques. Cela donnera peut-être envie à une ou deux personnes de les découvrir.
Ce sera déjà ça de gagné.

# Posté le samedi 22 août 2009 07:37

Modifié le vendredi 04 septembre 2009 15:26