Aujourd'hui, 22 juin 2009, Nicolas SARKOZY, Président de la République, s'exprime sous les ors du Palais de Versailles, devant la représentation nationale réunie en Congrès. Députés et Sénateurs réunis face au Chef de l'Etat, c'est la première fois depuis 1848 et Napoléon, que cela se présente. Jusqu'alors, la tradition républicaine avait estimé que seul le chef du Gouvernement pouvait s'adresser aux parlementaires. Il traduisait bien sûr, depuis 1958 et l'avènement de la Vème République, la pensée présidentielle et ne s'en démarquait jamais - hormis en période de cohabitation. Mais la tradition était respectée et il n'était pas possible au Chef de l'Etat de pénétrer dans l'antre du pouvoir législatif, même s'il lui était possible de faire lire un message présidentiel, que les parlementaires devaient écouter debout.
Depuis la dernière révision constitutionnelle, le Président de la République peut convoquer le Congrès et s'y inviter. Du haut de son perchoir, tel un Président-Roi, il peut s'adresser ainsi aux parlementaires bien assis et bien sages, respectueux d'un de ces moments forts que nous vaut l'histoire de notre pays.
Rien ne me choque vraiment dans cette disposition constitutionnelle appliquée ce lundi. Cependant, je reste prudent sur deux aspects de cette intervention : le premier relève de la forme, le second, du fond.
Sur la forme, je regrette que la révision constitutionnelle n'ait pas été au bout d'une logique démocratique de bon aloi. En effet, il eut été bon, je le crois, de permettre aux différents groupes parlementaires de répondre au Président de la République dès lors qu'il s'exprime devant eux. Le simple fait de voir le Président quitter Versailles après avoir prononcé son discours me paraît être un exercice démocratique singulier.
Sur le fond, je ne crois pas que le discours de Nicolas SARKOZY méritait Versailles. Certes, l'homme est habile et son discours fut bon. Mais on pouvait légitimement attendre mieux d'un Président s'exprimant pour la première fois depuis plus de 160 ans devant la représentation nationale. Le moment aurait dû être historique. Que retiendra l'Histoire de ce discours convenu ? Probablement rien. Et c'est bien dommage.
Une chose est néanmoins certaine : Nicolas SARKOZY veut s'inscrire pleinement dans la trame de l'histoire de France ; il veut être un digne descendant de ses prédécesseurs, mais aussi de tous ceux qui ont été à la tête de notre pays. Il veut être l'égal de ces rois et empereurs qui ont marqué avec plus ou moins de bonheur l'âme de la France...Peut-il être à la hauteur ?
Avec ou sans piedestal ?
Seul l'avenir nous le dira.
Mais seul le présent compte pour les Français qui souffrent.
Depuis la dernière révision constitutionnelle, le Président de la République peut convoquer le Congrès et s'y inviter. Du haut de son perchoir, tel un Président-Roi, il peut s'adresser ainsi aux parlementaires bien assis et bien sages, respectueux d'un de ces moments forts que nous vaut l'histoire de notre pays.
Rien ne me choque vraiment dans cette disposition constitutionnelle appliquée ce lundi. Cependant, je reste prudent sur deux aspects de cette intervention : le premier relève de la forme, le second, du fond.
Sur la forme, je regrette que la révision constitutionnelle n'ait pas été au bout d'une logique démocratique de bon aloi. En effet, il eut été bon, je le crois, de permettre aux différents groupes parlementaires de répondre au Président de la République dès lors qu'il s'exprime devant eux. Le simple fait de voir le Président quitter Versailles après avoir prononcé son discours me paraît être un exercice démocratique singulier.
Sur le fond, je ne crois pas que le discours de Nicolas SARKOZY méritait Versailles. Certes, l'homme est habile et son discours fut bon. Mais on pouvait légitimement attendre mieux d'un Président s'exprimant pour la première fois depuis plus de 160 ans devant la représentation nationale. Le moment aurait dû être historique. Que retiendra l'Histoire de ce discours convenu ? Probablement rien. Et c'est bien dommage.
Une chose est néanmoins certaine : Nicolas SARKOZY veut s'inscrire pleinement dans la trame de l'histoire de France ; il veut être un digne descendant de ses prédécesseurs, mais aussi de tous ceux qui ont été à la tête de notre pays. Il veut être l'égal de ces rois et empereurs qui ont marqué avec plus ou moins de bonheur l'âme de la France...Peut-il être à la hauteur ?
Avec ou sans piedestal ?
Seul l'avenir nous le dira.
Mais seul le présent compte pour les Français qui souffrent.