Les premiers rayons de soleil venaient caresser le grand pré et les gouttes de rosée matinale perlaient d'envie. Aucun nuage à l'horizon pour ternir le paysage. Un petit oiseau de toutes les couleurs sautillait sans jamais vraiment voler. L'odeur du frais transpirait de toutes parts. On eut dit un instant de paradis...un instantané du bonheur.
Un peu plus loin, un arbre vieux de plusieurs centaines d'années observait la scène, comme chaque matin depuis si longtemps. Il avait tout connu cet arbre, des orages aux douces pluies rafraîchissantes d'été, des hivers rigoureux aux canicules estivales et des vents secs et violents aux légers souffles d'air cajolant ses branches.
De là-haut, majestueux et imposant, il observait.
A présent, le soleil était bien visible et sa chaleur envahissait peu à peu l'espace. Le vie nocturne était entre parenthèse. Le jour règnait pour quelques heures de ce côté de la planète. Royaume de la lumière et de la passion, il cédait son trône à l'obscure clarté des étoiles quand l'astre solaire passait à l'ouest.
Tout était calme ici. La sérénité imperturbable de la nature tranche avec l'activité incessante et exaltée des hommes qui la défont. S'il fallait avoir une idée de l'éternité, c'est ici, devant le spectacle saisissant de ce lieu immobile et pourtant si vivant qu'on pouvait l'imaginer le mieux. Le temps n'y a pas de prise à l'échelle humaine.
Au loin, des reliefs montagneux. Ils apparaissaient clairement alors que le soleil avait pris possession du ciel et avait décidé de tout illuminer enfin. Sur cette branche, la vue était imprenable.
Il était temps.
Un dernier regard périphérique. Une inspiration profonde.
Que cet air est bon...Si pur et si vivifiant.
Choisir cet endroit, c'était revenir en enfance. On revient toujours sur les traces de son enfance, paraît-il. Sans l'avoir revu depuis quelques dizaines d'années, il lui apparut comme ses souvenirs le lui faisaient apparaître. Cela l'avait rassuré avant de monter. Il voulait être en confiance, se sentir à l'aise. Respirer les odeurs d'avant. Il n'aurait pas eu le courage d'affronter ses démons en un autre lieu que cet Eden intime.
De là-haut, courageux et insolent, il souriait.
Quand la nuit prit possession des lieux, elle ne vit rien. La nuit est aveugle malgré la brillance des milliards d'étoiles qui la peuplent. Elle enveloppa le pré et l'arbre solitaire d'un même élan sans un regard pour l'intrus qui pendait au bout de sa corde, immobile, calme et solitaire.
Dans quelques heures, les premiers rayons du soleil le trouveront là et ne s'en étonneront même pas. L'arbre le soutiendra encore pour longtemps et le cours des choses n'en sera pas modifié.
Dans cent ans, rien n'aura changé.
Un peu plus loin, un arbre vieux de plusieurs centaines d'années observait la scène, comme chaque matin depuis si longtemps. Il avait tout connu cet arbre, des orages aux douces pluies rafraîchissantes d'été, des hivers rigoureux aux canicules estivales et des vents secs et violents aux légers souffles d'air cajolant ses branches.
De là-haut, majestueux et imposant, il observait.
A présent, le soleil était bien visible et sa chaleur envahissait peu à peu l'espace. Le vie nocturne était entre parenthèse. Le jour règnait pour quelques heures de ce côté de la planète. Royaume de la lumière et de la passion, il cédait son trône à l'obscure clarté des étoiles quand l'astre solaire passait à l'ouest.
Tout était calme ici. La sérénité imperturbable de la nature tranche avec l'activité incessante et exaltée des hommes qui la défont. S'il fallait avoir une idée de l'éternité, c'est ici, devant le spectacle saisissant de ce lieu immobile et pourtant si vivant qu'on pouvait l'imaginer le mieux. Le temps n'y a pas de prise à l'échelle humaine.
Au loin, des reliefs montagneux. Ils apparaissaient clairement alors que le soleil avait pris possession du ciel et avait décidé de tout illuminer enfin. Sur cette branche, la vue était imprenable.
Il était temps.
Un dernier regard périphérique. Une inspiration profonde.
Que cet air est bon...Si pur et si vivifiant.
Choisir cet endroit, c'était revenir en enfance. On revient toujours sur les traces de son enfance, paraît-il. Sans l'avoir revu depuis quelques dizaines d'années, il lui apparut comme ses souvenirs le lui faisaient apparaître. Cela l'avait rassuré avant de monter. Il voulait être en confiance, se sentir à l'aise. Respirer les odeurs d'avant. Il n'aurait pas eu le courage d'affronter ses démons en un autre lieu que cet Eden intime.
De là-haut, courageux et insolent, il souriait.
Quand la nuit prit possession des lieux, elle ne vit rien. La nuit est aveugle malgré la brillance des milliards d'étoiles qui la peuplent. Elle enveloppa le pré et l'arbre solitaire d'un même élan sans un regard pour l'intrus qui pendait au bout de sa corde, immobile, calme et solitaire.
Dans quelques heures, les premiers rayons du soleil le trouveront là et ne s'en étonneront même pas. L'arbre le soutiendra encore pour longtemps et le cours des choses n'en sera pas modifié.
Dans cent ans, rien n'aura changé.