Après l'Obamania délirante que je m'étais permis de fustiger ici-même dans quelques billets précédents, certains vont peut-être enfin comprendre que tout Obama qu'il est, le Président des Etats-Unis d'Amérique est d'abord et avant tout le Président des Etats-Unis d'Amérique ! Lors du G20, son charisme indiscutable en a fait la vedette médiatique et certains des chefs d'Etat présents se sont même comportés comme des groupies pour apparaître sur la photo aux côtés du nouveau Cap'tain America. Quelques sourires et quelques franches poignées de mains plus tard, le voici, après un sommet sur l'OTAN vite expédié qui a relégué la France au rang de simple vassal des Etats-Unis, le voici donc en Turquie, pays stratégique s'il en est.
Et là, que nous sert Mister Obama ? Un discours explicitement favorable à l'intégration de la Turquie au sein de l'Union Européenne ! Ankara n'en demandait presque pas tant.
Alors, il est possible que le jeu des relations internationales soit plus subil qu'il n'y paraît et que cette intervention ait été négociée avec les Européens et d'abord avec Nicolas Sarkozy qui peut ainsi hausser (doucement, tout doucement) la voix pour se distinguer de son nouveau "best friend".
Mais qu'importe les tractations de coulisses...Obama ou pas, les Etats-Unis défendront, et c'est légitime de leur point de vue, uniquement leurs propres intérêts. Que celles et ceux qui doutaient de cela et qui pensaient voir, avec Obama, activer un virage politique à ce niveau, comprennent bien qu'il n'en sera jamais rien.
Le Président des Etats-Unis d'Amérique n'a pas à s'immiscer avec autant de force dans les affaires politiques interieures de l'UE. Les dirigeants européens doivent être fermes sur ce sujet. Mais finalement, le peuvent-ils ? La France était l'une des rares puissances européennes à pouvoir dire "non" aux Etats-Unis, comme on a pu le voir dans le conflit irakien. En ayant accepté, sans condition, de rejoindre le commandement intégré de l'OTAN, Nicolas Sarkozy a commis une erreur politique majeure. Aujourd'hui, la France n'apparaît plus, sur la scène internationale, que comme l'un des alliés des Etats-Unis, parmi d'autres.
Avec Obama, rien ne change, si ce n'est que tout passe mieux avec le sourire.
Et là, que nous sert Mister Obama ? Un discours explicitement favorable à l'intégration de la Turquie au sein de l'Union Européenne ! Ankara n'en demandait presque pas tant.
Alors, il est possible que le jeu des relations internationales soit plus subil qu'il n'y paraît et que cette intervention ait été négociée avec les Européens et d'abord avec Nicolas Sarkozy qui peut ainsi hausser (doucement, tout doucement) la voix pour se distinguer de son nouveau "best friend".
Mais qu'importe les tractations de coulisses...Obama ou pas, les Etats-Unis défendront, et c'est légitime de leur point de vue, uniquement leurs propres intérêts. Que celles et ceux qui doutaient de cela et qui pensaient voir, avec Obama, activer un virage politique à ce niveau, comprennent bien qu'il n'en sera jamais rien.
Le Président des Etats-Unis d'Amérique n'a pas à s'immiscer avec autant de force dans les affaires politiques interieures de l'UE. Les dirigeants européens doivent être fermes sur ce sujet. Mais finalement, le peuvent-ils ? La France était l'une des rares puissances européennes à pouvoir dire "non" aux Etats-Unis, comme on a pu le voir dans le conflit irakien. En ayant accepté, sans condition, de rejoindre le commandement intégré de l'OTAN, Nicolas Sarkozy a commis une erreur politique majeure. Aujourd'hui, la France n'apparaît plus, sur la scène internationale, que comme l'un des alliés des Etats-Unis, parmi d'autres.
Avec Obama, rien ne change, si ce n'est que tout passe mieux avec le sourire.